Montréal,
le festival de jazz,
le mélange, c’est peut-être le mot que j’utiliserai le plus pour parler de cette belle expérience de deux jours, à sillonner les rues , à me remplir les oreilles , les yeux et le cœur .
Se retrouver en plein concert de musique d’un groupe italien , à danser comme des fous
entouré de Turc, de Slovaque, de Français, d’Anglais, et de Québécois… à se faire comprendre par des gestes, des mots qui sortent dans tous les sens , et puis un grand sourire pour rattraper tout cela et se dire que finalement on s’est tout de même compris….
Ah l’anglais, il serait temps de ci mettre un peu….
Se retrouver sous ce temps si improbable qui fait le charme d’un été au Québec, à danser au rythmes des Jams entre pluie et soleil….
Partager pour un moment un coin du parapluie de ce grand papi créole qui me sourit quand je le remercie en une sorte de baragouinage franco- anglais… un simple et beau sourire et on repart écouter les musiciens qui se déchaînent sur leurs drôles d’instruments où la pluie qui s’insinue fait briller les petites courbes de leurs percussions de métal.
C’est comme ci on s’était tous passé le mot pour profiter au maximum de ce week-end.
Une toute autre vision de Montréal se crée dans ma tête et j’oublie la première image de grandeur et de consommation omniprésente qui m’avait tant marquée à mon arrivée …
Il y a une vie intense ici, une âme…. Et même si comme dans tout endroit il y a des failles et des faiblesses, elles font parties intégrantes de cette beauté improbable.