mercredi 18 juillet 2007





Montréal,
le festival de jazz,
le mélange, c’est peut-être le mot que j’utiliserai le plus pour parler de cette belle expérience de deux jours, à sillonner les rues , à me remplir les oreilles , les yeux et le cœur .


Se retrouver en plein concert de musique d’un groupe italien , à danser comme des fous


entouré de Turc, de Slovaque, de Français, d’Anglais, et de Québécois… à se faire comprendre par des gestes, des mots qui sortent dans tous les sens , et puis un grand sourire pour rattraper tout cela et se dire que finalement on s’est tout de même compris….


Ah l’anglais, il serait temps de ci mettre un peu….


Se retrouver sous ce temps si improbable qui fait le charme d’un été au Québec, à danser au rythmes des Jams entre pluie et soleil….



Partager pour un moment un coin du parapluie de ce grand papi créole qui me sourit quand je le remercie en une sorte de baragouinage franco- anglais… un simple et beau sourire et on repart écouter les musiciens qui se déchaînent sur leurs drôles d’instruments où la pluie qui s’insinue fait briller les petites courbes de leurs percussions de métal.



C’est comme ci on s’était tous passé le mot pour profiter au maximum de ce week-end.



Une toute autre vision de Montréal se crée dans ma tête et j’oublie la première image de grandeur et de consommation omniprésente qui m’avait tant marquée à mon arrivée …
Il y a une vie intense ici, une âme…. Et même si comme dans tout endroit il y a des failles et des faiblesses, elles font parties intégrantes de cette beauté improbable.

jeudi 28 juin 2007



O rage…
O sage
Restons dehors
Sous la pluie
Battant nos corps
Qui eux, fuient…
Restons encore
Sans l’accalmie
Qui elle est hors
Du temps cette nuit
Des flots d’eau
Des torrents de rire
Quand l’éclair vient trop tôt
Quand le ciel se déchire
Le sol se noie
Et s’illumine
La nuit s’y voit
Belle marine
Coule et roule
Jongle et tombe
Trombe qui moule
Sur notre monde
Un brillant habit
Si éphémère
Aussi vite mit
Qu’il se perd

L’orage est tombé emportant avec lui la chaleur de l’été
On le sentait venir …
Le bois des maisons
Les odeurs
De pins vieillis, mouillés,
La terre pour un instant se perd sous la puissance de cette pluie
Les yeux écarquillés par autant de lumière
On rit pour battre la peur
Profonde et ancestral
De ces astres qui grondent



mercredi 20 juin 2007



Où est ma place ?
Où j’erres ?
Où fuis-je ?
Mon état se gère
Il n’a pas a s’en faire…
Mon vieux motard que j ‘aimais
Suivre la route…
Ma place et ici

Ailleurs
Et partout à la fois
Il faut juste la créer…
Une vie de possibilités
Ici ,
Je rêve…

jeudi 14 juin 2007


Il faut savoir parfois arrêter le temps....

lundi 11 juin 2007




Moment de douceur dans cette foret



A conter des histoires aux enfants
Je me prends au jeu d’y croire moi-même



Et si toute cette nature était remplie de lutin, de fée des bois et de trésors cachés ?



Les cailloux ramassés sur le bord de l’eau
Etincelants au soleil
Nous paraissent plus précieux que n’importe quel diamant
Car ils appartiennent à ce petit monde intemporel
Né de notre imagination.



Le vent soufflant dans les arbres
Nous berce,
Une mélodie secrète nous parvient de cet endroit protégé.



Dormir dans le sable épais et rocailleux
Autour du feu de joie
Qui réchauffe la peau comme un éclair brûlant.



Les musiques orientales
Les danseuses aux milles jupons
Font vibrer cette scène d’une lueur quasi- mystique
Et dans une poignée d’heure
On oubli le monde alentour
Il n’y a plus rien d’important
Que ce regroupement magique.



Une fête médiévale…



Des Moldaves avec leurs chapeaux de fourrure
En forme de bonnet de schtoumpt
De vaillants guerriers en armures
De bois, de cuir et de fers
Nous accueillent au son du croisement de leurs épées
Des femmes et leurs bébés enrubannés de tissus de couleurs
Ajoutent à toute cette image une sérénité
Et c’est comme si le bonheur inondé tous les visages



je ne me suis jamais senti aussi proche de la nature
que depuis mon arrivée,
retrouver la saveur des ballades dans les bois
retrouver le calme au fond de soi
et se réveiller la nuit dans un éclat de rire
car notre âme est remplie de joie
s’accorder le droit de ne pas penser à l’avenir
qu’en rêve lumineux
et y croire vraiment…
















jeudi 31 mai 2007



Les habitudes se prennent et viennent construire le quotidien,

Un petit tour par la boucherie pour manger un peu de viande le midi,
Un autre par l’épicerie pour le chocolat qui me fait tant envie,

Un détour calculé pour croiser les regards des gens dans les rues plus passantes,

Les rythmes de marches, les bruits des ouvriers qui refont le parvis de l’église,
Les rires des enfants qui sortent de l’école ,

les odeurs des restaurants, qui avec la chaleur ouvrent en grand leurs fenêtres,
laissant aux promeneurs l’accès à toutes leurs envies
en l’espace d’une bouffée de cet air immanquablement parfumé…

les sourires se propagent à force de passages…
dans ce petit quartier , il faut peu de temps pour devenir " habituée "

La librairie, le revendeur de disque, le dépanneur…
me deviennent vite indispensable , et me donne vite l’idée qu’une place pour moi se crée.

Envie de musique, besoin insoupçonné qui se fait sentir de plus en plus présent,
Le seul instrument dont je dispose est ma voix,
mais peut on chanter à tue-tête ?

Alors fredonner, murmurer les paroles ,
qui elles n’attendent qu’un peu plus de souffle pour sortir

Chanter en travaillant aux rythmes frénétiques de la machine à coudre et du coup de marteau

Trouver un nouveau moyen d’expression, un nouvel espace…
Et puis fermer les yeux et trouver ce lieu en soi...

vendredi 25 mai 2007



Journée découverte,


mon appareil photo à la main, j’arpente les rues bondées de ce peuple friand de magasins, de glace et surtout de ces monuments qu’ils photographient sous tous les angles, si possible avec leurs femmes ou leurs enfants à côté, pour bien se prouver et pouvoir montrer aux autres qu’ils ont tout vu…


Et mais en fait…..avec mon appareil à la main…. Ma glace dans l’autre…..
Euh ….


Bon , journée touriste:


profitant du soleil je me suis de nouveau mise en quête de trouver ce je ne sais quoi…


ce lieu intemporel regroupant dans une fraction de seconde, une pincée de lumière, un mélange de couleur, quelques notes de musique, le tout saupoudré de l’élément essentiel : l’imagination…


Le but étant bien sûr de passer par là où personne ne va…


dans ces petites rues annexes aux grandes artères, où s’entrecroisent les vies des habitants habitués aux flashs intempestifs, et les visiteurs perdus de ne plus voir de restaurants alignés …


Il y a de ces endroits où, sans le savoir, nos pieds nous mènent, et là se dévoile alors toute la beauté d’une ville ,

car c’est bien souvent dans ces ruines que l’on peut observer les plus intimes blessures d’une place où tout se joue sur l’apparence, et cela donne alors , si on prend le temps d’observer, l’accès aux archives les plus fidèles qui soient.


Traversant le vieux Québec de long en large, j’ai pu entrevoir les 400 ans d’histoire qui forgent cette ville aux multiples attraits pour qui aime la diversité, le soir même je me retrouvais dans un concert de musique du monde, qui venait clore cette journée sur une très belle note.

Cliquer sur "mon profil complet" pour voir l'atelier de cuir....

ballade en forêt

ballade en forêt

dans les montagnes

dans les montagnes

A vos risques

A vos risques

Estampe

Estampe

tout simplement

tout simplement

Lumière!

Lumière!