Les habitudes se prennent et viennent construire le quotidien,
Un petit tour par la boucherie pour manger un peu de viande le midi,
Un autre par l’épicerie pour le chocolat qui me fait tant envie,
Un détour calculé pour croiser les regards des gens dans les rues plus passantes,
Les rythmes de marches, les bruits des ouvriers qui refont le parvis de l’église,
Les rires des enfants qui sortent de l’école ,
les odeurs des restaurants, qui avec la chaleur ouvrent en grand leurs fenêtres,
laissant aux promeneurs l’accès à toutes leurs envies
en l’espace d’une bouffée de cet air immanquablement parfumé…
les sourires se propagent à force de passages…
dans ce petit quartier , il faut peu de temps pour devenir " habituée "
La librairie, le revendeur de disque, le dépanneur…
me deviennent vite indispensable , et me donne vite l’idée qu’une place pour moi se crée.
Envie de musique, besoin insoupçonné qui se fait sentir de plus en plus présent,
Le seul instrument dont je dispose est ma voix,
mais peut on chanter à tue-tête ?
Alors fredonner, murmurer les paroles ,
qui elles n’attendent qu’un peu plus de souffle pour sortir
Chanter en travaillant aux rythmes frénétiques de la machine à coudre et du coup de marteau
Trouver un nouveau moyen d’expression, un nouvel espace…
Et puis fermer les yeux et trouver ce lieu en soi...
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